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Pour la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple

Autour de Monuments aux Morts pacifistes en France

Annuaire des associations autour de monuments, figures et symboles de liberté.

« Maudite soit la guerre et ses auteurs »

Pierre Brizon, Pacifiste, Député socialiste de l'Allier, pèlerin de Kienthal.

 

Pour la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple



Autour de Monuments aux Morts pacifistes en France. - réédition enrichie / Danielle et Pierre Roy.

Réédition enrichie du livre-album Autour de Monuments aux Morts pacifistes en France (paru en 1999 , il était épuisé). Trente nouveaux monuments sont venus s'ajouter à la liste de ceux recensés dans l'édition de 1999.

Bel ouvrage de 240 pages au format 21 x 29,7, riche de très nombreuses illustrations comportant une étude de chaque monument retenu.

Les têtes de chapitre de l'ouvrage sont les suivants : Monuments qui maudissent la guerre (5 dans l'ouvrage initial + 3 dans le complément), Monuments qui déclarent guerre à la guerre (4 dans l'ouvrage initial, 3 dans le complément), Monuments avec intention antimilitariste (2 dans l'ouvrage initial), Monuments qui en appellent à la fraternité entre les peuples (3 dans l'ouvrage initial), Monuments qui condamnent la guerre (3 dans l'ouvrage initial, 1 dans le complément), Quelques monuments signés Emile Mompart-Dordogne et Lot ( 2 dans l'ouvrage initial), Se souvenir pour que le passé serve de leçon (1 dans l'ouvrage initial, 1 dans le complément), Hommage aux victimes de la guerre (4 dans l'ouvrage initial, 10 dans le complément), Monuments pour la paix (4 dans l'ouvrage initial, 3 dans le complément), Une statuaire expressive dénonciatrice de la guerre (6 dans l'ouvrage initial, 11 dans le complément). L'ouvrage initial comporte en outre un chapitre intitulé : Les édifices pacifistes en marge des monuments aux morts, et le complément comporte un chapitre : Le cas spécifique des départements d'Alsace-Moselle ainsi qu'un chapitre : Monuments ambigus, problématiques ou ... trompeurs.

L'ouvrage de 240 pages vaut 20 euros. Le complément en tiré à part vaut 10 euros.
On peut se les procurer soit à la librairie de la Libre Pensée, 10-12 rue des Fossés Saint-Jacques, 75 005, Paris, soit auprès de Danielle et Pierre Roy, 31 rue du 11 Novembre, 42 100, Saint-Étienne.
Frais de port : 5 euros pour un exemplaire de l'ouvrage complet et 3 euros pour le complément. Chèques à l'ordre de « F.N.L. » (ne pas oublier d'ajouter le montant des frais de port pour envoi postal)
Pour toute information complémentaire : portable, 06 81 07 82 56 - e-mail roypie@wanadoo.fr


Annuaire des associations autour de monuments, figures et symboles de liberté / Danielle et Pierre Roy.

Un annuaire des associations existant autour des monuments de liberté vient de sortir au prix de 7 €. Oeuvre de Danielle et Pierre Roy, il recense 37 occurrences, sans compter le chapitre sur les arbres de la liberté. De format pratique, (11 x 27 cm), ses 95 pages, dont la moitié sont des illustrations (photos de monuments, figures et symboles, ainsi que de rassemblements), se glissent facilement dans une poche et peuvent accompagner le voyageur pour un toursime différent dans ses pérégrinations au sein de l'Hexagone.
On peut passer commande auprès de Danielle Roy, 31 rue du Onze Novembre, 42 100, Saint-Etienne, en joignant un chèque libellé à l'ordre de FNL et incluant en sus des 7 euros du prix le coût du port postal (pour un exemplaire, 1, 40 € ; 4 € jusqu'à 3 ; 4, 80 € de 4 à 6 ; 5, 60 € de 6 à 13).


« Maudite soit la guerre et ses auteurs » / Danielle et Pierre Roy.

Cet ouvrage de 120 pages format 210 x 240 mm à l’italienne est consacré à l’histoire et à l’importance très actuelle du monument aux morts pacifiste de Saint-Martin d’Estreaux dans la Loire. On sait que ce monument présente une caractéristique exceptionnelle, celle de ses inscriptions que le maire Pierre Monot a fait graver au revers du monument, l’année où celui-ci fut érigé, en 1922. Ces inscriptions constituent un véritable manifeste de pacifisme militant dénonçant avec force les horreurs de la guerre de 1914-18.

Jamais inauguré officiellement par l’autorité préfectorale, il fut en butte à des critiques féroces concernant les inscriptions dès sa réalisation. Des actes de vandalisme tentèrent de le défigurer entre les deux guerres. Il servit de relais à une marche de la paix organisée dans les années 50. Depuis 1994, une association a été fondée dont la dénomination est désormais : Association laïque des Amis des Monuments aux morts de Saint-Martin d’Estreaux et du département de la Loire, membre de la Fédération Nationale laïque des Monuments due à l’initiative de la Fédération nationale de la Libre Pensée.

Les deux auteurs sont connus pour leurs travaux sur le sujet puisqu’ils ont écrit un livre-album Autour de Monuments aux morts pacifistes en France et un Annuaire des associations autour des Monuments, Figures et Symboles de liberté. Pierre Roy a écrit en outre une biographie d’un militant de la paix appartenant au département voisin : Pierre Brizon, pacifiste, député de l’Allier, pèlerin de Kienthal. Militants libres penseurs tous les deux, partisans du pacifisme laïque internationaliste, les auteurs sont investis dans la propagation du message inscrit dans la pierre de Saint-Martin d’Estreaux : Danielle Roy est présidente de l’ALAMPSME-DL, Pierre Roy est président de la Libre Pensée de la Loire.


Pierre Brizon, Pacifiste, Député socialiste de l'Allier, pèlerin de Kienthal / Pierre Roy.

Ouvrage paru aux éditions "Créer", 63340 Nonette, en février 2004. Prix : 23 €.

Pierre Brizon, né en 1878, député socialiste de l’Allier de 1910 à 1919, devint pacifiste à partir de la fin de 1915 et participa à la conférence pour la paix qui eut lieu à Kienthal (Suisse) en avril 1916. Il en rédigea le Manifeste "Aux peuples qu'on ruine et qu'on tue".

Avec ses deux amis députés, socialistes libres penseurs comme lui, et à titre personnel comme lui, « pèlerins de Kienthal », Jean-Pierre Raffin-Dugens et Alexandre Blanc, il engagea à partir de cette date un combat parlementaire pour que soient refusés les crédits de guerre. Les trois députés « Kienthaliens », pour leur part, refusèrent désormais de les voter.

En plein conflit mondial, alors que la France était soumise à l’état de siège et à la censure la plus rigoureuse, alors que le chauvinisme le plus ridicule et néanmoins le plus redoutable, voire le plus abject, sévissait partout, notamment dans la presse, alors que dominait l’ «Union sacrée », pacte conclu avec la classe dominante par les dirigeants socialistes et syndicaux, Brizon et ses deux amis, bravant les interdits et les intimidations multiples, firent retentir dans l’enceinte du Palais Bourbon de fortes paroles de vérité et de justice, reprenant à leur compte en particulier les déclarations de la minorité socialiste parlementaire allemande conduite par Karl Liebknecht.

Ils dénoncèrent la poursuite de la guerre, dévoreuse de vies humaines et de richesses matérielles innombrables. Ils mirent à nu, autant que les y autorisait le règlement de l’Assemblée, les ressorts économiques cachés de la boucherie mondiale la plus terrifiante que l’humanité avait alors connue.

L’auteur, Pierre Roy, suit l’itinéraire de Pierre Brizon, jeune professeur issu de parents petits paysans à Franchesse, dans le  canton de Bourbon l’Archambault (Allier). Normalien primaire puis supérieur, engagé très tôt dans le combat socialiste, muté contre son gré d’année en année en divers endroits de l’Hexagone, il fut élu conseiller de l’arrondissement de Moulins-Ouest  en 1907 ; il devint le défenseur des métayers, soumis à une exploitation de caractère féodal. Elu député avec une majorité écrasante en 1910, réélu dans des conditions encore plus triomphales en 1914, il commença, lui le pourfendeur courageux de la loi ultra-militariste des trois ans, par céder à la pression de l’Union sacrée. A la fin de 1915, il amorça un passage progressif sur des positions pacifistes qui l'amenèrent à participer à Kienthal.

L’auteur évoque les relations de Brizon avec le Comité pour la reprise des relations internationales où intervenaient notamment les militants ouvriers anti-guerre Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Boris Souvarine, le poète Marcel Martinet, et, jusqu’à son expulsion par le gouvernement d’Union sacrée du moment, Léon Trotsky, alors exilé à Paris et animateur du journal socialiste en langue russe Naché Slovo (Notre parole).

 Au début de 1918, onze mois avant l’armistice, Brizon fonda un journal, La Vague, qui devait connaître une expansion foudroyante. Ce journal, ses buts, sa conception éditoriale font l’objet d’une étude approfondie dans le livre à paraître de Pierre Roy.
L’auteur accompagne Pierre Brizon jusqu’à sa mort survenue très  prématurément au  début d’août 1923, en passant par l’épisode de sa brève adhésion au PC dès le congrès de Tours et de son exclusion survenue fin 1922.

L’auteur de cette biographie politique, militant libre penseur investi en particulier dans l'intervention pacifiste, a publié diverses études d’ordre historique, notamment  une biographie de l’ouvrier stéphanois Noêl Pointe, député à la Convention, un essai sur l’actualité de l’affaire Dreyfus etc. Il est co-auteur, avec Danielle Roy, d’un livre intitulé Autour de Monuments aux morts pacifistes en France et, avec Nicole Bossut et Danielle Roy, il a, tout en assurant sa part rédactionnelle, coordonné le travail pour le livre Autour de quelques grandes figures de la pensée libre. Les deux derniers ouvrages cités ont été publiés par les soins de la Fédération Nationale Laïque des Monuments, fondée sous l’égide de la Libre Pensée.

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